
DĂ©jĂ plus d’un an que je n’Ă©tais pas venu dans cette ville si chĂšre Ă mon coeur. Tokyo, mĂ©gapole tentaculaire avec une superficie de 2190 km2 et sa population de 14 millions d’habitants.
Quelques chiffres pour comparaison (oui j’adore les chiffres vous le savez bien đ) :
Paris : 2,2 millions d’habitants pour une superficie de 105 km2
Londres : 9 millions d’habitants pour une superficie de 1572 km2
Cette une ville qui s’est Ă©normĂ©ment transformĂ©e et dont la politique urbaniste est teintĂ©e d’une modernitĂ© triomphante assumĂ©e, dĂ©laissant de fait les vieilles bĂątisses. C’est principalement la consĂ©quence de l’environnement sismique de l’archipel qui impose un renouvellement des bĂątisses plus important qu’ailleurs. On retrouve cependant des quartiers presque entiers du vieux Tokyo dans la zone de Yanaka, au nord de la ville. Et quand on jette un coup d’oeil attentif on trouve parfois entre deux immeubles des bĂątisses dĂ©labrĂ©es et complĂštement hors du temps.

Pour ce petit week-end improvisé nous nous sommes limités aux quartiers de Akasaka, Asakusa et Shinjuku.

Akasaka est un quartier relativement bobo qui abrite un important quartier d’affaire, avec Shinjuku.

ArrivĂ© Ă Akasaka, premier choc culturel pour un français, une cabine fumeur en pleine rue. Car oui, il est interdit de fumer en marchant sur l’espace public Ă Tokyo đ (et ailleurs au Japon). C’est un petit bonheur pour les non fumeurs dans mon genre qui n’apprĂ©cient guĂšre de marcher derriĂšre un fumeur đ

Le Japon est relativement en retard sur la lutte contre le tabagisme mais, les jeux olympiques aidant, Ă partir du mois d’avril 2020, une nouvelle loi entrera en vigueur et interdira de fumer dans les restaurants de plus de 50m2 (soit prĂšs de 45% des Ă©tablissements Ă Tokyo). Cela peut sembler Ă©trange d’interdire de fumer dans la rue et de l’autoriser dans les restaurants mais le Japon reste un pays ultra libĂ©ral : your business, your rules! La rue Ă©tant un espace public, c’est l’Etat qui impose ses rĂšgles.
Une chose que j’affectionne au Japon c’est le sens du dĂ©tail et de l’attention. Un photo booth sans prĂ©tention dans un centre commercial Ă Akasaka et devant la structure un ingĂ©nieux systĂšme de pince pour permettre de prendre sans effort une photo Ă l’aide de son timerđđŒ

Une fois l’heure du repas arrivĂ©e, face Ă une double dĂ©ception de restaurants fermĂ©s (nombre d’enseignes ferment visiblement entre le 1er et le 3 janvier đ„), on a choisi de se rabattre sur une chaĂźne trĂšs connue au Japon. Coco ichibanya : cĂ©lĂšbre chaĂźne servant des « curry » japonais (karÄ ou ă«ăŹăŒ), un de mes plats prĂ©fĂ©rĂ©s. Au choix : porc, boeuf, huĂźtre, lĂ©gumes etc. (tout est frit Ă©videmment), dans la cĂ©lĂšbre sauce curry. On choisi ensuite la quantitĂ© de riz, la teneur en piment, et la quantitĂ© de sucre dans la sauce !

Petit joueur: piment niveau 1 et sucre niveau 1 dans mon curry aromatisé au porc accompagné de son tonkatsu maison (porc pané).
Au gré des trajets métro, on trouve des choses peu usuelles pour ce genre de lieux.

Le problĂšme au Japon c’est qu’Ă tous les coins de rue, la tentation est lĂ . Bien entendu j’ai craquĂ© pour un taiyaki fourrĂ© Ă la pĂąte de haricot rouge sucrĂ©e (appelĂ©e anko).

ArrivĂ© Ă Asakusa, nous avons cĂ©dĂ© au circuit touristique en faisant la queue chez Kamejuu pour acheter l’un de mes dĂ©lices sucrĂ© prĂ©fĂ©rĂ© : le dorayaki, pĂąte anko entre deux « pancakes ».

AprĂšs 15 minutes d’attente, nous avons enfin la prĂ©cieuse douceur (c’est un jour de chance car c’est gĂ©nĂ©ralement le double de temps).

Ensuite, petite balade dans le marchĂ© emblĂ©matique d’Asakusa ! Probablement lĂ oĂč vous croiserez le plus de touristes europĂ©ens et amĂ©ricains đ

Mais c’est dans ce quartier que nous avons pu dĂ©guster nos premiers dĂ©licieux sushi Ă Hinomatomaru donc je me pardonne cette touristique aiguĂ« foudroyante
Tiens, au passage, si jamais vous vous demandez pourquoi vous croisez autant de bambous sur les devantures d’hĂŽtels et de magasins, c’est tout simplement parce que c’est la tradition pour la nouvelle annĂ©e. Cela symbolise la santĂ© et la longue vie !

Le lendemain nous avons pu corriger l’une des dĂ©ceptions de la veille avec la dĂ©gustation d’un dĂ©licieux Anmitsu chez Kanmidokoro Hatsune. Dessert typique du Japon confectionnĂ© avec de la gelĂ©e kanten (agar agar), des fruits confits, de la pĂąte anko, des mochis et un filet sirop de sucre (brun ou blanc) !

Un peu de shopping plus tard Ă Shinjuku (et encore plus de desserts đ), nous voilĂ repartis Ă Narita, en train…avec un cadeau spĂ©cial gagnĂ© lors d’une loterie de rue sponsorisĂ©e par l’opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonique Softbank (qui d’ailleurs dĂ©livre des SIM data Ă des prix dĂ©fiant toute concurrence sur Amazonđ).


Ă bientĂŽt ! đŁ
