Tokyo acte I (3-4 Jan 2020)

Non je ne photographie pas en conduisant 😉

DĂ©jĂ  plus d’un an que je n’Ă©tais pas venu dans cette ville si chĂšre Ă  mon coeur. Tokyo, mĂ©gapole tentaculaire avec une superficie de 2190 km2 et sa population de 14 millions d’habitants.

Quelques chiffres pour comparaison (oui j’adore les chiffres vous le savez bien 😏) :

Paris : 2,2 millions d’habitants pour une superficie de 105 km2

Londres : 9 millions d’habitants pour une superficie de 1572 km2

Cette une ville qui s’est Ă©normĂ©ment transformĂ©e et dont la politique urbaniste est teintĂ©e d’une modernitĂ© triomphante assumĂ©e, dĂ©laissant de fait les vieilles bĂątisses. C’est principalement la consĂ©quence de l’environnement sismique de l’archipel qui impose un renouvellement des bĂątisses plus important qu’ailleurs. On retrouve cependant des quartiers presque entiers du vieux Tokyo dans la zone de Yanaka, au nord de la ville. Et quand on jette un coup d’oeil attentif on trouve parfois entre deux immeubles des bĂątisses dĂ©labrĂ©es et complĂštement hors du temps.

On pourrait presque croire que l’immeuble n’est qu’un empilement de vieilles Ă©ditions du journal Asahi shinbun

Pour ce petit week-end improvisé nous nous sommes limités aux quartiers de Akasaka, Asakusa et Shinjuku.

ArrivĂ©e Ă  Tokyo par le « Rainbow Bridge » qui relie l’Ăźle d’Odaiba avec la ville.

Akasaka est un quartier relativement bobo qui abrite un important quartier d’affaire, avec Shinjuku.

Sur le chemin, la Tokyo Tower, ex légende Tokyoïte des vues imprenables sur la ville.

ArrivĂ© Ă  Akasaka, premier choc culturel pour un français, une cabine fumeur en pleine rue. Car oui, il est interdit de fumer en marchant sur l’espace public Ă  Tokyo 🚭 (et ailleurs au Japon). C’est un petit bonheur pour les non fumeurs dans mon genre qui n’apprĂ©cient guĂšre de marcher derriĂšre un fumeur 😅

Zone fumeur. Il existe de trĂšs nombreuses « smoking area » Ă  Tokyo

Le Japon est relativement en retard sur la lutte contre le tabagisme mais, les jeux olympiques aidant, Ă  partir du mois d’avril 2020, une nouvelle loi entrera en vigueur et interdira de fumer dans les restaurants de plus de 50m2 (soit prĂšs de 45% des Ă©tablissements Ă  Tokyo). Cela peut sembler Ă©trange d’interdire de fumer dans la rue et de l’autoriser dans les restaurants mais le Japon reste un pays ultra libĂ©ral : your business, your rules! La rue Ă©tant un espace public, c’est l’Etat qui impose ses rĂšgles.

Une chose que j’affectionne au Japon c’est le sens du dĂ©tail et de l’attention. Un photo booth sans prĂ©tention dans un centre commercial Ă  Akasaka et devant la structure un ingĂ©nieux systĂšme de pince pour permettre de prendre sans effort une photo Ă  l’aide de son timerđŸ‘ŒđŸŒ

On aurait pu demander l’aide Ă  quelqu’un mais nous avions peur de choquer un ultra libĂ©ral de passage đŸ˜±

Une fois l’heure du repas arrivĂ©e, face Ă  une double dĂ©ception de restaurants fermĂ©s (nombre d’enseignes ferment visiblement entre le 1er et le 3 janvier đŸ˜„), on a choisi de se rabattre sur une chaĂźne trĂšs connue au Japon. Coco ichibanya : cĂ©lĂšbre chaĂźne servant des « curry » japonais (karē ou ă‚«ăƒŹăƒŒ), un de mes plats prĂ©fĂ©rĂ©s. Au choix : porc, boeuf, huĂźtre, lĂ©gumes etc. (tout est frit Ă©videmment), dans la cĂ©lĂšbre sauce curry. On choisi ensuite la quantitĂ© de riz, la teneur en piment, et la quantitĂ© de sucre dans la sauce !

Petit joueur: piment niveau 1 et sucre niveau 1 dans mon curry aromatisé au porc accompagné de son tonkatsu maison (porc pané).

Au gré des trajets métro, on trouve des choses peu usuelles pour ce genre de lieux.

Un aquarium dans le mĂ©tro đŸ€” pourquoi pas…!

Le problĂšme au Japon c’est qu’Ă  tous les coins de rue, la tentation est lĂ . Bien entendu j’ai craquĂ© pour un taiyaki fourrĂ© Ă  la pĂąte de haricot rouge sucrĂ©e (appelĂ©e anko).

Petite gaufre fourrée au haricot rouge ou à la patate douce

ArrivĂ© Ă  Asakusa, nous avons cĂ©dĂ© au circuit touristique en faisant la queue chez Kamejuu pour acheter l’un de mes dĂ©lices sucrĂ© prĂ©fĂ©rĂ© : le dorayaki, pĂąte anko entre deux « pancakes ».

Et devant kamejuu se déroule un spectacle assez drÎle ! Mario Kart revisité par les Minions

AprĂšs 15 minutes d’attente, nous avons enfin la prĂ©cieuse douceur (c’est un jour de chance car c’est gĂ©nĂ©ralement le double de temps).

Le précieux, un goût typique et incomparable avec ce que vous pouvez trouver ailleurs

Ensuite, petite balade dans le marchĂ© emblĂ©matique d’Asakusa ! Probablement lĂ  oĂč vous croiserez le plus de touristes europĂ©ens et amĂ©ricains 😏

Le marché de kaminarimon à Asakusa

Mais c’est dans ce quartier que nous avons pu dĂ©guster nos premiers dĂ©licieux sushi Ă  Hinomatomaru donc je me pardonne cette touristique aiguĂ« foudroyante

Tiens, au passage, si jamais vous vous demandez pourquoi vous croisez autant de bambous sur les devantures d’hĂŽtels et de magasins, c’est tout simplement parce que c’est la tradition pour la nouvelle annĂ©e. Cela symbolise la santĂ© et la longue vie !

Le lendemain nous avons pu corriger l’une des dĂ©ceptions de la veille avec la dĂ©gustation d’un dĂ©licieux Anmitsu chez Kanmidokoro Hatsune. Dessert typique du Japon confectionnĂ© avec de la gelĂ©e kanten (agar agar), des fruits confits, de la pĂąte anko, des mochis et un filet sirop de sucre (brun ou blanc) !

C’est Ă  tester absolument !

Un peu de shopping plus tard Ă  Shinjuku (et encore plus de desserts 🙈), nous voilĂ  repartis Ă  Narita, en train…avec un cadeau spĂ©cial gagnĂ© lors d’une loterie de rue sponsorisĂ©e par l’opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonique Softbank (qui d’ailleurs dĂ©livre des SIM data Ă  des prix dĂ©fiant toute concurrence sur Amazon😉).

Magnifique lumiĂšre Ă  Shinjuku en cette fin d’aprĂšs midi (la nuit arrive Ă  16h30 ici…)
Cadeau Softbank: du PQ. Je ne suis pas sĂ»r du message…on peut se torcher avec la nouvelle annĂ©e ? đŸ€”

À bientît ! 🍣

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